Préliminaires

Mon Jumpy est un Jumpy tôlé acheté d'occasion, un L1H1 classique, dont l'intérieur a cependant été complètement isolé par l'ancien propriétaire, traiteur.

Pour l'aménager, je suis donc parti sur une base et sur des dimensions intérieures totalement différentes de celle d'un Jumpy nu. Par exemple, si j'avais 2 mètres de longueur disponibles à l'intérieur, je n'avais que 1,40 de large et autant en hauteur.

De plus, l'isolation de toutes les parois du fourgon (les côtés comme le toit et la séparation entre cabine et fourgon) avait entraîné la condamnation de la porte latérale... Le hic c'est que cette condamnation présentait du jeu : on pouvait déverrouiller la porte, sans cependant pouvoir l'ouvrir, et il était ensuite très difficile, voire impossible, de la refermer correctement. Et une porte mal fermée empêche le verrouillage centralisé de toutes les portes... Mon Jumpy était donc très hospitalier, ouvert à tous les vents du moulin, à toute heure du jour et de la nuit...

La première tâche a donc consisté à libérer cette porte. A l'intérieur elle était masquée par du contreplaqué, vissée sur des tasseaux, j'ai repéré les vis côté porte (cachées par du mastic), les ai dévissées puis j'ai arraché la paroi petit à petit pour voir venir (le reste de la cloison restant vissée).

Derrière la paroi en CP se trouvait l'isolant : quelques plaques de polystyrène et un isolant mince que j'ai commencé à découper au cutter avant de me raviser (je ne savais pas encore si j'allais le garder ou pas). J'ai fini par casser le CP en deux, pas très proprement hélas, au niveau de la caisse, j'avais ainsi la porte dégagée et je conservais l'isolation et le CP propre sur le reste de la paroi.

Puis j'ai enlevé les tasseaux qui bloquaient : la porte pouvait maintenant aller et venir librement et donc se refermer comme il fallait.

La deuxième tâche a consisté à dégager la cloison isolée séparant la cabine du fourgon: j'allais certes perdre une partie importante de l'isolation, mais je ne m'imaginais pas à l'intérieur du fourgon sans aucune vue possible vers l'extérieur. Au vu des techniques utilisées et des finitions, je me suis dit que le travail avait été effectué par un menuisier, et il l'avait très proprement réalisé, ce qui a entraîné un petit pincement au cœur de devoir défaire le travail...

Je n'ai pas de photos de ces étapes : le Jumpy a été acheté courant juillet, le premier départ était prévu début août, l'idée de ce blog n'était pas encore née, et je n'ai donc pas pris le temps d'immortaliser la bête...

Une fois la cloison de séparation enlevée et la porte latérale libérée, je pouvais enfin voir de combien de place effective je disposais pour la version 1.0 de l'aménagement du Jumpy...

Je pouvais attaquer les plans. Mes contraintes étaient très basiques :

Cela peut sembler sommaire, voir spartiate, mais la seule chose qui m'importait était de pouvoir dormir confortablement et de ne pas être obligé de courir à droite et à gauche pour pouvoir éliminer...

De plus, vu le peu de temps disponible avant le départ, je n'avais pas vraiment le temps de fignoler... J'aménageais mon Jumpy après des heures de boulot déjà pas très reposantes. Étant sans atelier, je réalisais mes aménagements à l'extérieur, j'étais donc tributaire de la météo...

Bref ! Je me suis contenté de l'essentiel.

Pour cette fois :-)

A suivre...